06 avril 2007
Je ne suis pas celle-là
Je ne suis pas celle-là
Celle dont vous rêvez tant
C'est vrai, j'ai certains talents
Mais je m'en veux, je vous ments
Moi je veux faire semblant
Etre une enfant
J'écris peut-être bien
Mais je ne suis pas écrivain
Je n'ai rien de sérieux
Je ne fait que mon mieux
Je veux m'amuser
M'inventer maintes destinées
Je veux faire semblant
D'être comme les grands
Je suis displinée, entêtée
Je vous permet de rêver
Je suis en tête de classe
Sage, je ne fais pas de casse
Mais je ne suis pas celle-là
Je ne réussirai pas ce contrat
Je ne veux pas de ce combat
Je ne suis pas celle-là
Moi tout ce que je veux c'est rêver
Désolée ...je ne guéri pas le passé
Je ne veux qu'exister
De honte, je pleure
Désolée, j'ai si peur
De vous voir partir
J'ai besoin de vous pour grandir
Tout ce que je veux c'est avoir droit à vos bras
A votre douceur, à un peu de bonheur
A une petite vie bien ordinaire
Rien de vraiment extraordinaire
D'exister juste pour moi
Sans devoir gagner ce droit
Mais voilà
Je suis perdue
Déjà mise à nue
Désolée d'être sources d'irritation
D'entraver votre quête de perfection
J'ai mal au coeur, au dos, au ventre
Des fois je voudrais me pendre
Moi je veux faire semblant
Etre une enfant
Je ne veux plus travailler
Jusqu'à la mort persévérer
Mais voilà tout cela j'ai oublié
Je persévère,
Je m'observe d'un oeil sévère
Je m'en demande plus,
Encore plus,
Toujours plus,
Mes mains, mes pieds ne ressentent plus rien
Mon coeur et mon ventre non plus faim
Je suis une marionnette, un pantin
Ne reste que ma tête pour me maudire
Que ma vie, qui ne veux plus rien dire
Comme l'écrit si bien Paul Piché, et le chante Thibert: "Prenez moi, prenez moi "
Merci à ces deux êtres de m'avoir inspiré l'écriture de ce texte par leur chanson "L'enfant prodige". L'écoute de celle-ci a déclenché en moi un véritable torrent d'émotions, de larmes puis de mots.
01 avril 2007
Lettre à Dieu
A vous tout là haut
Qui observez sans rien dire
Délivrez moi de cet amour là
Retirez moi toutes ses envies
Pansez ma plaie
Qui ne cesse de s'ouvrir
Qui se refuse à guérir
Qui continue de me faire souffrir
Qui m'empêche de vivre
Qui me pousse à me retirer de la vie
A m'effacer, à m'humilier
Délivrez moi de cet amour interdit
Cet amour qui détruit ma vie
Qui me détruit petit à petit
Donner moi le courage de partir
Enlever moi l'envie de revenir
Faite en sorte que je ne conserve que de beaux souvenirs
De cette relation qui m'a permis doucement de vivre
Auxquels je puisse me rattacher peu importe où je sois
Qu'ils demeurent en moi peu importe ce que je fasse
Que jamais rien ne les efface
Faite que j'oublie les souffrances
Que tracent en moi toutes ces pensées
Délivrez moi de cet amour là
De toute façon, peu importe si je me bat
Le destin a déjà décidé
Que je devais l'effacer
Du tableau de ma vie
Permettez que je laisse filer entre mes doigts
Sa dernière main chaleureuse
Que j'en garde le souvenir,
Qu'il n'en reste que le plaisir
Empêchez moi de m'y aggripper
Ordonnez moi de tout de suite cesser
Sur cette relation de m'acharner
Donnez moi la force de la laisser mourir
Inspirez moi le dernier chapitre à écrire
Ce dernier instant, ce dernier souffle
Insuffler moi ce désir de survivre