Les carnets de Juliette

Une jeune femme sur Terre apprend le jeu de la vie... suivez la au fil du temps dans son périple.

12 février 2007

Le jour où je me suis aimé pour vrai par Charles Chaplin

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n'étaient rien d'autres qu'un signal quand je vais contre mes convictions.  Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... Authenticité

amour_de_soiLe jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai compris qu'en toutes circonstances, j'étais à la bonne place, au bon moment.  Et, alors, j'ai pu me relaxer.  Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... Estime de soi

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé de vouloir une vie différente et j'ai commencé à voir que tout ce qui m'arrive contribue à ma croissance personnelle.  Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... Maturité

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai commencé à percevoir l'abus dans le fait de forcer une personne ou une situation dans le seul but d'obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n'est pas le moment... Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle... Respect

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m'était pas salutaire... personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.  Au début, ma raison appelait cela de l'égoisme.  Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle ... Amour Propre

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé d'avoir peur du temps libre et j'ai arrêté de faire de grands plans, j'ai abandonné les Mega-projets du futur.  Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j'aime, quand ça me plait et à mon rythme.  Aujourd'hui, je sais que cela s'appelle ... Simplicité

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.  Aujourd'hui, j'ai découvert l'Humilité

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l'avenir.  Aujourd'hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.  Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois.  Et cela s'appelle... Plénitude

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.  Mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient une alliée très précieuse.  Tout ceci est ... Savoir Vivre !

Merci Jillian de m'avoir fait connaître ce si merveilleux texte ...

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09 juin 2006

La guérison du coeur: nos souffrances ont-elles un sens ?

corneauJ'avais écouté l'auteur lors d'une mini-conférence donnée dans un Renaud-Bray, il y a de cela quelques années.  Puis, j'avais pris connaissance de certaines de ses allocutions transposées sur cassettes, leurs titres évocateurs ayant titillé ma curiosité.  Eh bien sûr, je le connaissais par le biais de la télévision, de part les chroniques et entrevues accordées.   Jusqu'alors, mon opinion était mitigé, certains de ses propos me rejoignant et d'autres, pas du tout.  Il s'agit donc de l'état d'esprit qui me caractérisait lorsque j'ai débuté son troisième livre: La guérison du coeur, nos souffrances ont-elles un sens? J'admet que j'ai été très surprise et même emballée par sa lecture.  En effet, l'auteur arrive à nous exposer ses réflexions à-propos des liens possibles entre la santé du corps et du psychisme d'une façon à la fois rigoureuse, intéressante et empreinte d'humilité.  Il ne s'agit pas d'un livre de recettes ou d'une bible dans lesquels on découvre une liste de choses à faire ou ne pas faire.  Au contraire, Guy Corneau nous incite plutôt à nous questionner et à reconsidérer notre façon de voir les choses de la vie, à relativiser ce qu'en définitive, on prend souvent pour acquis et "coulé dans le béton" afin de tenter de dégager une signification aux épreuves qui parsèment notre route.  Ainsi, il nous amène à voir sous un jour nouveau ces périodes qu'on qualifie parfois de blocage, pendant lesquelles on a l'impression de faire du sur-place ou de tourner en rond ou encore, de prendre le "champs".   Un livre à lire donc si vous vous demander parfois à quoi peut bien rimer l'existence: on obtient pas nécessairement des réponses toutes faites mais à tout le moins, le sentiment de ne pas être le ou la seul (e) à se poser des questions existentielles et à ne pas nécessairement arriver à les résoudre !

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10 octobre 2005

La vérité sort de la bouche des enfants !

La_vie_devant_soiRomain Gary sous le pseudonyme d'Émile Ajar a publié en 1975  La vie devant soi, l'histoire d'un petit garçon, Momo, vivant à Paris dans un foyer d'enfants.  Sa mère, une prostituée, l'a laissé chez Madame Rosa, une vieille juive (ex-prostituée) rescapée des camps de concentration nazis.  Tout au long du livre, le regard sur la vie de cet enfant nous est révélé d'une manière exceptionnelle par l'auteur qui a su, vraisemblablement retrouvé la part d'enfant en lui-même.

En voici l'un des extraits les plus évocateurs:

"Je me suis fait un vrai malheur avec ce chien.  Je me suis mis à l'aimer comme c'est pas permis.  Les autres aussi, sauf peut-être Banania, qui s'en foutait complètement, il était déjà heureux comme ça, sans raison, j'ai encore jamais vu un Noir heureux avec raison.  Je tenais toujours le chien dans mes bras et je n'arrivais pas à lui trouver un nom qui n'avait encore personne et qui attendait.  Finalement, j'ai choisi Super mais sous toutes réserves, avec possibilité de changer si je trouvais quelque chose de plus beau.  J'avais en moi des excès accumulés et j'ai tout donné à Super.  Je sais pas ce que j'auraits fais sans lui, c'était vraiment urgent, j'aurais fini en tôle, probablement.  Quand je le promenais, je me sentais quelqu'un parce que j'étais tout ce qu'il avait au monde.  Je l'aimais tellement que je l'ai même donné.  J'avais neuf ans ou autour et on pense déjà à cet âge sauf peut-être quand on est heureux.  Il faut dire aussi sans vouloir vexer personne que chez Madame Rosa, c'était triste, même quand on a l'habitude.  Alors lorsque Super a commencé à grandir pour moi au point de vue sentimental, j'ai voulu lui faire une vie, c'est ce que j'aurais fait pour moi-même si c'était possible.  Je vous ferai remarquer que ce n'était pas n'importe qui non plus, mais un caniche.  Il y a une dame qui a dit oh le beau petit chien et qui m'a demandé s'il était à moi et à vendre.  J'étais mal fringué, j'ai une tête pas de chez nous et elle voyait  bien que c'était un chien d'une autre espèce.  Je lui  ai vendu Super pour cinq cents francs et il faisait vraiment une affaire.  J'ai demandé cinq cents francs à la bonne femme parce que je voulais être sûr qu'elle avait les moyens.  Je suis bien tombé, elle avait même une voiture avec chauffeur et elle a tout de suite mis Super dedans, au cas où j'aurais des parents qui allaient gueuler.  Alors maintenant je vais vous dire, parce que vous n'allez pas me croire. J'ai pris les cinq cents francs et je les ai foutus dans une bouche d'égout.  Après je me suis assis sur un trottoir et j'ai chialé comme un veau avec les poings dans les yeux mais j'étais heureux.  Chez Madame Rosa il y avait pas la sécurité et on ne tenait tous qu'à un fil, avec la vieille malade, sans argent et avec l'Assistance publique sur nos têtes et c'était pas une vie pour un chien. " (Extrait de La vie devant soi, d'Émile Ajar).

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