25 février 2007
Un saut dans le vide
Les relations interpersonnelles, pour moi, c'est aussi terrifiant qu'un saut en parachute ou de bungie: tête vers le bas et perte de contrôle totale. Je ne fais pas confiance à la corde ou au parachute sensé assurer ma sécurité. Je me cramponne, me retient et, la plupart du temps, m'assure de ne pas me retrouver dans une situation où je devrais confronter ma peur de l'autre, de la bouleversante intimité. Mais parfois, c'est elle qui vient à ma rencontre: comme samedi dernier. J'ai bien eu la pensée de la fuite... mais voilà, je suis restée: j'ai plongée tête première avec l'unique souhait que quelqu'un soit là pour m'attraper. Je n'arrive pas à dire comment je suis maintenant parce que c'est juste trop pour moi mais je peux vous dire qu'elle était là ... Là, comme il fallait qu'elle le soit pour me rassurer et faire en sorte qu'un jour, j'accepte encore une fois de refaire le saut.
14 février 2007
Les émotions, comme le temps
Quelqu'un m'a déjà dit: les émotions qui nous traversent sont comme le temps, elles finissent toujours par passer. Soit. Mais comment ne pas continuer d'en craindre certaines ? Comment ne pas tenter de s'en protéger ? De chercher, coûte que coûte, un abri protecteur ? Les tsunamis, ouragans et autres "acts of god" ne durent pas pour l'éternité, c'est vrai. Par contre, ils laisssent des traces qui, elles, prennent beaucoup de temps à s'effacer. Un peu comme les souvenirs qui demeurent ancrés dans notre mémoire suite à certains violents tsunamis émotifs qui nous frappent, jettent par terre puis nous laissent, épuisés, presque morts de la vie.
29 janvier 2007
Silence
De longs mois sans écrire... Parce que l'envie n'y était pas. Celle-ci n'est d'ailleurs pas encore tout à fait de retour. La partie de moi qui écrivait, j'ai maintenant de la difficulté à la rejoindre. Elle me semble si étrangère. Il s'agit d'une autre moi-même, qui s'efface si facilement, qui s'éclipse, qui part en fumée. Mais pour aller où?